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Un contrat gagnant, gagnant

Investir sur la prévention des risques psychosociaux un contrat gagnant, gagnant, dans l’amélioration de la qualité de vie au travail, comme gage de performance pour les entreprises du futur.

Prendre conscience et agir en prenant la route de l’amélioration de la qualité de vie au travail est la voie du succès des entreprises qui veulent durer dans le temps et pérenniser leur activité, développer les talents internes, fidéliser leurs collaborateurs en développant un collectif de travail efficace et mature. Inscrire cette volonté d’agir et développer la qualité de vie au travail dans l’ADN de son organisation a une valeur symbolique forte, tant pour les collaborateurs que les clients.

En effet les résultats des entreprises sur le plan financier ne sont plus suffisants pour vendre mais des critères éthiques et respectueux de ses collaborateurs deviennent un enjeu majeur dans le choix des clients comme des potentiels talents. C’est sûr ! Comment rester compétitif et attractif alors que les indicateurs de qualité de vie au travail sont dans le rouge depuis plusieurs années ?

La nécessité pour le collaborateur de reconnaître l’utilité de son travail et la qualité de celui-ci est primordiale pour le développement de la santé. L’épanouissement personnel au travail passe par cette quête de sens et d’utilité des missions réalisées. On pourra parler de qualité du travail, un travail bien fait où l’on peut se reconnaître à l’intérieur, une belle œuvre singulière et collective.

Paradoxalement, les tâches de travail deviennent de plus en plus standardisées et calibrées vidées de leur sens, il n’y a plus de substance à en tirer, l’activité y est paralysée. Si bien que l’on ne sait plus vraiment à quoi cela sert ? Dans cette quête effrénée à la valorisation du résultat financier dans une logique concurrentielle accrue où l’on cherche à maximiser l’efficacité par des organisations toujours plus contraignantes et déconnectées du travail vivant. L’on en vient à se demander si les organisations sont au service de l’humain ou à son détriment ? Alors même que l’Homme en est son principal producteur et bénéficiaire ?

On fait le constat dans ces organisations toujours plus calibrées pour une performance accrue que le risque psychosocial augmente. Ce sujet de discorde entre l’individu et l’entreprise alimente un autre paradoxe entre la recherche d’efficacité en terme de production et de résultat comptable, finit par miner le fonctionnement des entreprises dans leurs essences être profitables par la casse physique et mentale de leurs collaborateurs, donc des ressources créatives mises au service du fonctionnement de l’organisation. De sorte que l’on peut s’interroger sur les critères d’efficacité hérités de l’ère industrielle accrue avec les moyens modernes d’efficacité. Ces nouvelles organisations s’expriment sous diverses formes mais avec un même objectif «  faites toujours plus avec toujours moins.»

Dès lors il est nécessaire de s’interroger sur leurs réelles efficacités prétendues en termes de coût individuel et collectif ?

Quel en est le sens pour le travail ? Le coût de ces choix d’organisation est à moyen terme humain. Les collaborateurs sont davantage exigeants sur les critères de santé qui leur sont offerts par les entreprises, dans leur conservation et leur développement. Leur garantir des conditions de travail acceptables voire excellentes pour qu’ils puissent développer leurs talents individuellement et collectivement au profit de l’entreprise sans subir d’usure prématurée de leur corps comme de leur ingéniosité.

Cette exigence peut se comprendre dans la mesure où les entreprises demandent toujours plus d’engagement subjectif dans le travail et où le nombre d’années de travail augmente. Ces exigences de qualité des conditions de travail semblent le minimum à offrir. On en revient au point central celui de soigner le travail avant de soigner l’Homme, soigner les conditions d’exercice et de réalisation des différentes tâches dans une organisation à l’écoute de la réalité du terrain.

Les risques psychosociaux font mauvaise presse pour l’image de l’entreprise à l’heure d’internet.
L’entreprise qui continue à dénier l’importance de prendre en compte la qualité de vie au travail sera de plus en plus mal vue, son image sera dégradée, elle continuera d’appartenir à un ancien monde.
En effet, quel message renvoie-t-on à ses collaborateurs, ses futurs talents, ses partenaires, ses clients  en continuant sur cette voie ? S’il pouvait y avoir une certaine omerta par le passé, le numérique change la donne dans la capacité à pouvoir communiquer, les collaborateurs ne s’en privent pas pour exprimer leur insatisfaction dans les manières d’organiser le travail qu’on leur impose avec les répercussions sur leur santé personnelle, mais aussi familiale.
Les entreprises peuvent recourir à l’usage de nettoyeurs, mais ces derniers seront toujours en retard comparer à la virulence de l’insatisfaction partagée sur les réseaux. Avec internet et la rapidité de circulation des informations une mauvaise QVT dans une entreprise ternit l’image de cette dernière, de nombreuses études ont montré qu’une image ternie perdait du crédit et de la désirabilité tant du côté des clients que celui des talents.
Il est important de rappeler que la majorité des appels d’offres publiques, ont un item réservé à la politique sociale. Un contexte organisationnel pathogène inhibe l’esprit d’innovation et de créativité même si le collaborateur donne le meilleur de lui-même.

Il est un défit à relever pour les entreprises de demain qui souhaitent rester dans la course à la profitabilité de permettre le développement des processus santé et efficacité en favorisant les démarches globales qui visent l’amélioration de la qualité de vie au travail en permettant la création d’espaces de délibération sur le travail qui permettent un meilleur ajustement de l’organisation à la réalité du travail effectif.

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